lundi 17 février 2020

Les histoires, il y en a beaucoup, je suppose


les histoires, il y en a beaucoup, je suppose
Acquiescer à une version des choses, c'est se perdre dans la brume des histoires . Penser qu'il n'y en a qu'une , alors que les histoires sont si multiples, si multiples. Il faudrait même imaginer que pour chaque mot confus , chaque couleur espiègle , chaque petite brise baladeuse ou grosse tempête remplie de vents ,chaque bout de soleil qu'on tient dans sa paume, chaque sourire de lune qui nous apprend comment tricher, chaque goût de fruit qu'on s'interdit, existent plusieurs histoires, que les lettres racontent à leur façon, toujours changeante, fractale..
Et dire que certains pensent que tout a été dit .
Certes il y a des idées , il y a des faits , mais il y a aussi la personne qui raconte, qui brode sa dentelle , il y aussi les moments de cette personne . On ne raconte pas les choses, on se raconte d'abord soi-même et d'une minière variable , suivant le temps , l'espace et l'auditoire .
C'est pourquoi, les histoires, il y en a peut-être beaucoup mais jamais trop .
Il y a des cultures et des cultures
les lentes et les promptes
les petites et mastodontes
mais toutes racontent
racontent et se racontent
racontent l'air qu'elles respirent
et le passé qu'elles expirent
leurs rois et leurs princesses
leurs douleurs et allégresses
Elles survivent dans le récit
vrai, faux ou peu précis
S'y inventent et s'y prolongent
Bercées de doux mensonges .
Naima Benabdelali

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