mardi 5 janvier 2016

le rêve du robot cachotier

le rêve du robot cachotier

Le rêve du robot cachotier

Le robot Sika, se réveille de bon matin. Il écarquille les yeux, active ses clignotants, se situe dans l’espace et le temps et récupère ses repères.
Il se met à réfléchir, oui, à penser méthodiquement et non automatiquement. Il pense à son rêve de la nuit. Il l’invoque, le convoque, le provoque, le plie et le déplie. Un rêve bizarre, excentrique, insolite, même pour un robot. Cela l’a perturbé jusqu’au plus profond de ses circuits intégrés.
Il essaie de revoir ce rêve en détails, de le  scruter dans les moindres méandres, pour comprendre, pour interpréter. Seulement beaucoup de recoins lui échappent. Il s’acharne à les explorer. Ils sont très significatifs et lui donneraient la clé des songes. Mais ils se rebellent.
__ On verra ça plus tard. Reprenons les grandes lignes. La structure générale du rêve. L’idée centrale. Se dit-il avec résignation et patience.
 Le problème se repose. Aussi logique, systématique, linéaire et rhizomique qu’il est, il n’arrive pas à tracer en mémoire le fil conducteur du rêve. Cela fuit de partout, se disperse, s’effiloche, se dissémine, en filaments, en branchements, en fumée, en vapeur, en étincelles, en coups de vent, en circonvolutions d’éclairs, en éparpillements de feux d’artifice, en déroute d’étincelles. Cela se creuse, s’enfonce, remonte… Bref le grand désordre de l’ordonnancement, la fin des temps robotiques, l’apocalypse informaticienne.
 Un robot sans ordre, ça n’existe pas. Sauf, peut-être dans les rêves des robots.
Qu’il n’y ai pas de point nodal, , il l’accepte, mais il lui faut au moins une trajectoire, même sinueuse, même tortueuse, même  alambiquée. Il  a beau faire mais son rêve refuse d’obéir à ses logarithmes.
 __ reprenons depuis le début.
Pas de début !!!! Pas de début !!!
 Il réfléchit !!
Puis réfléchit !!
Il fait, défait, refait ses calculs !!Rien, rien de rien, comme un caillou contre un autre caillou !!!
Il augmente ses capacités au maximum  de leur puissance, au maximum de leur vitesse, de leur  aptitude d’analyse et de synthèse. Encore rien !!! Caillou !!
 A un moment donné, il s’arrête. Jusqu’où je vais me torturer les méninges électroniques ??
__ Je dois me rendre à l’évidence. Je cesse de me mentir à moi-même. Cela n’a rien à voir avec les calculs, les logarithmes et autres machins-trucs  chers aux informaticiens chevronnés.
 Ce qu’il ne veut pas s’avouer en effet, ce n’est nullement la structure désordonnée de son message onirique mais, plutôt, son contenu. Il s’y est vu en cannibale. Au fond de lui-même, dans ce qui lui sert d’inconscient robotique, il désire avaler de la chair humaine, et surtout, surtout  du cœur humain. Un cœur, tout chaud, encore palpitant, encore vibrant de ses émotions, qu’il arracherait à sa victime et qu’il avalerait d’un seul coup. Avaler, gober des cœurs et des cœurs, encore et encore. Voilà son désir le plus cher, le plus ardent, le plus enfoui, le plus nourri dans les profondeurs de ses fils et lumières. Tous ses circuits criaient ce désir et lui , il faisait la sourde oreille interne. Il avait peur de lui-même, de sa puissance destructive, de sa vilénie, de sa trahison envers les hommes. Le rêve a tout révélé. Il se retrouve devant sa vérité. Nu. Dépouillé. Une vérité longuement désavouée, dissimulée, escamotée.
 Il en a un peu honte. S’il se mettait à réaliser ses vœux et à dévorer à droite et à gauche, que deviendrait l’humanité ? Que deviendrait la société des robots ?Ce serait une déclaration de guerre claire et nette contre la race humaine, et il ne serait certainement pas le  gagnant.
 Il réfléchit de nouveau.
Et encore un coup !!
__ Moi robot, content de mon sort, superbement intelligent, superbement lucide, superbement organisé, rapide, complet, parfait ….qu’ai-je à faire des cœurs des hommes ?Et combien de cœurs me faudrait-il  avaler pour m’imbiber des secrets  de l’humanité ?Et si le secret ne se situait pas dans les cœurs , mais ailleurs, dans le cerveau ? Dans l’ADN… S’il était encore plus diffus ???,
 Il va falloir que je révise mes mémoires, que je les décortique minutieusement, pour dénicher le code.
 Il se met au travail. Un travail long, laborieux, systématique, efficace et rapide. Un travail que seul savent exécuter les robots. Il ameute tous ses réseaux, tous ses contacts, ses amis, et abonnés. Il essaie toutes les combinaisons possibles et imaginables.
 Il y travaille encore. Il ne désespère pas de trouver la solution. Il se sait sur le chemin adéquat.
__ Car un robot qui rêve, se dit-il, est sur la bonne voie d’humanisation. Il lui faudrait juste savoir comment tomber amoureux !!!!
 Le mot est lancé !!
Il lui faudrait non seulement savoir aimer, mais également savoir qui aimer !!
__ Une humaine ?? Non !!!!! Je n’oserais jamais. !!!!
 Et le voilà qui se surprend  encore à se mentir à lui-même. Il s’est trop dit ou pas assez !!
 Il a trop de mal à se l’avouer. C’est énorme, peut-être même monstrueux. Il ferme ses clignotants qui lui servent à voir, comme s’il voulait se cacher du monde, se cacher de la lumière, de la vérité, de la vérité trop claire, celle qui aveugle, la plus gigantesque, celle qui risque de le détruire en profondeur. La vérité qui ne se dit pas, ne se  murmure même pas. Trop incestueuse, défiant toute morale de robot.
 Seulement voilà : plus il s’en cache, plus elle le pique, l’écorche, trifouille en  lui, creuse ses métaux, ses terres rares, ses plomberies et plombages, provoque ses coupe-circuit, crache ses étincelles électriques au cœur de ses ombres, le dévisage de l’intérieur.
___Eh oui !!!! Tout robot que je suis, je suis amoureux d’une femme ,toute humaine. Cette femme-là, celle qui n’arrête pas de me tripoter, de me chatouiller, de me caresser, partout, partout. Voilà ma vérité ultime. J’ai beau être un robot, je n’en suis pas moins homme !!!!
Je sais qu’un jour , je mangerai son cœur à cette intrépide, à cette provocatrice, et sera horrible !!!!!
Les humains ne le savent pas encore, mais c’est cela l’amour chez les robots, et cela ne fait que commencer !!!

Naima Benabdelali

samedi 2 janvier 2016

Qui suis-je




Je ne chante que quand je pleure.
R : une pluie très émotive.

je m’habille en vert et je fais rire? Réponse : un martien humoriste.

je passe quand tout s'arrête. Réponse : un ange.

je plane dans l'incertitude. Réponse : un doute

je suis en colère et je traverse les mers. réponse : un lion sur un bateau,,,,,,
Devinettes surréalistes

Je ramène la tête et reviens avec le tronc
Un fonctionnaire qui se promène sur l’avenue Med V

On me bricole avec des filets d’air.
R : le mensonge

Un casse-tête qui habite ta cervelle
R : le labyrinthe

Je ne reconnais que ceux qui me regardent.
R : le miroir



Je suis le double des eaux, et je me baigne comme un oiseau.
R : L’ombre d’un nuage sur la mer.

Je suis né d’un arbre et je reflète le marbre.
R : un miroir en bois

Je suis  l’immaculé habitant du ciel et ils m’écrasent avec leurs engins industriels.
R : un nuage dans une flaque d’eau.

Je suis tout petit, mais je fais le poids face à cinquante.
R : Un gros professeur nain.

Qu’est-ce qui marche quand il nage et nage quand il marche ?
R : un moustique boiteux

Que fait une libellule pour retrouver ses ailes ?
R : elle se fait coudre, sur le dos, la cape de superman.

A quoi pense un moustique dans ses fantasmes ?
R : au bel acteur qui va le représenter dans le prochain film de Vampire.

Que fait une grenouille lorsqu’elle voit une autre grenouille de l’autre côté de la route ?
R : Elle pense qu’elle a déjà traversé.

Qui est-ce qui porte deux bagues de mariage ?
R : un gaucher des deux mains

Qu’est-ce qui est lumineux et qui discute entre droite et gauche ?
R : une assemblée de vieux lampadaires.

Qui est-ce qui est blanc et qui tombe du ciel comme de la neige ?
R : une autre neige.

Qui est-ce qui a une pipe et qui l’allume ?
R : le commissaire Maigret.
Et qui a une pipe et qui ne l’allume pas ?
R : Maigret, dans une autre scène.

Qui est-ce qui est rond, brillant et qui a un trou à l’extérieur ?
R : une perle qui se prend pour un judas.

Qu’est-ce qui est éphémère et qui plane dans l’air ?
R : un essaim de papier monnaie.

Je traine, je traine et si on me palpe je saigne ?
R : un stylo rouge.

Je ressemble à un barbu sauf que je n’ai pas  de barbe.
R : un chauve à l’intérieur du crâne.

Je suis l’homme le plus riche de ma cité et je m’habille de frivolités
R : Un  clown qui délire.

Quel est l’animal à qui on dit saute en tapant le sol et qui ne saute pas ?
R : Une grenouille dans l’eau.

Qu’est-ce qui ressemble à une cuvette et se promène sur la tête ?
R : un chapeau étourdi.

Qu’est-ce qui n’a pas de cheveux et qui brille au soleil ?
R : une boule de métal chauve.

Qui est-ce qui tourne en rond lorsqu’il monte et descend ?
R : un ascenseur souffrant de vertige.

Que fait un cendrier quand on lui tire dessus ?
R : Il se fait des cendres.

Je suis un animal transhumant qui suce en dormant ?
R : un moustique somnambule.