Il existait dans les pays arabes des recueils de menteries très agréables. On y regroupait des petites anecdotes farfelues où l’imagination se laissait débrider, un peu comme la science-fiction moderne. On y inventait tout et n’importe quoi. Il y avait même des concours de menteries. Qui ferait le plus gros mensonge !!!!!! Un vrai délice !!! Tout se mélangeait à tout et on faisait voltiger les lois de la nature et de la société de tout côté.
Malheureusement ces recueils ont disparu. Les mensonges étaient tellement gros qu’ils ont fait éclater les mots. C’est pourquoi on les retrouve actuellement dispersés dans beaucoup de recueils mélangés à de la poésie, à d’autres historiettes et anecdotes d’une autre nature, à des maximes et paraboles…
.Il y avait du Jules Verne et du H.G. Wells dans l’air, car ici aussi on montait dans la lune. Seulement, ici pour accéder à la lune, il fallait rentrer dans le sol. On embarquait dans des graines de haricot et on pénétrait dans la terre. Le haricot poussait, poussait, poussait jusqu’à arriver à la lune et on n' avait qu’à faire un petit saut pour descendre de son arbre gigantesque et faire un grand bond à toute l’humanité.
On commençait par faire ses ablutions, mais, mais, mais ….C’étaitt là que les complications se corsaient : On ne savait pas vers quelle direction prier !!!! Comment s’orienter vers la Mecque en pleine lune ?
La question se posait également pour le mois du Ramadan. C’est le croissant de lune qui indique le début et la fin du mois du Jeune, mais quand on est dans la lune, sur le croissant, comment savoir quand le mois sacré commence ou finit ?
Décontenancés, les gens renoncèrent à pénétrer dans les haricots et c’est comme ça qu’on a abandonné toute exploration de l’espace.
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