lundi 5 septembre 2016

le miracle

Le miracle
lui, il n'a jamais vu de miracle.
Il en a entendu parler,et même souvent. Un miracle par ci, un miracle par là, tout autour de lui. Dans la bouche des grands.
Il en a vu des choses et des choses. Beaucoup de choses.A la maison, à l'école, dans la rue, sur les routes, chez sa grand-mère,,,partout , partout, sur les murs, dans le ciel,sur les trottoirs, , le jour, la nuit,au soleil, à l'ombre. Il voit des choses et des choses, avec leurs noms, leurs formes, leurs couleurs. Des grandes. Des petites. Mais point de miracle. Et personne n'a pu lui montrer un miracle; même petit.
Tout cela l'intrigue, et de plus en plus. Et devant l'impuissance des adultes, sa curiosité grandit. Parfois , cela devient une obsession.
Comment savoir? faudrait-il marcher longtemps, aller ailleurs? explorer d'autres rues et ruelles? D' autres avenues? D'autres constructions? Aller au supermarché? au marché aux puces? Chez les antiquaires? Aux souks des villes? des campagnes?
Est-ce une chose qui se vend? Se fabrique? Ou qui pousse comme l'herbe? Un fruit? un bonbon? ou quoi, ou quoi?,,,,
Il lui faut voir.Il ne connait bien que les choses qu'il voit.Et il n'a jamais vu de miracle, pas encore.
Il décide de demander à sa grand-mère.
_ Mammy chérie, je voudrais te poser une grande question.
_ Une grande question !!!Voilà comment tu parles maintenant !! Elle rit,,puis sourit,,,et s'arrête !
_ je voudrais une réponse vraie, vraie de vraie , grand-mère.
Elle rit encore, mais en elle-même. Trop sérieux tout ça,se dit-elle avec un sourire intérieur, teinté de gravité,,de perplexité peut-être.
_ Pose-là moi, cette grande question, et je te promets de faire de mon mieux.
_ Voilà : j,,je..je...he..eh...Qu'est-ce que c'est un miracle?
_ Oh! Oh ! Oh !!!! rien que ça !!
Puis , après un moment.
_ Tu sais mon chéri, à vrai dire , je n'en sais rien.
elle réfléchit, réfléchit...et le petit garçon regarde défiler en elle, des idées,,des idées,,des pensées,,et des pensées,,les yeux regardant vers l' intérieur, les doigts posés sur le menton, cillant légèrement , imperceptiblement. Un silence profond s'installe. Il attend , persuadé que la réponse va bientôt passer par cette vieille tête absorbée dans le vague du monde de la réflexion . Il la sent à lui, rien qu'à lui, pour ce grand moment d'intensité interne.
La vieille dame finit par dire, doucement, simplement, peut-être même avec une certaine gravité non dissimulée:
_ Un miracle, mon petit ; ça doit être un don du ciel.
_ Un don du ciel..un don du ciel..répété le gamin comme pour s’imprégner des mots.
_ Oui, mon petit, c'est ça, un don du ciel,,,et le ton devient encore plus grave.
un certain charme opère. Le petit garçon s'interdit inconsciemment de le rompre. Comme s'il sentait qu'il tenait la vraie réponse.Une réponse qui va s’ouvrir d'elle-même , en fleur de lotus.
Il embrasse sa grand-mère et prend le chemin du retour, tout en laissant cette nouvelle idée précieuse se réfugier en lui, s'épanouir en profondeur pour éclore en temps voulu.
à suivre
Naima benabdelali.

le miracle, suite et fin

Le miracle ( suite et fin)

Tout en marchant, avec cette belle distraction propre aux enfants, il pense à tout autre chose. Il rentre dans la vie, dans l'ordinaire. Il court, puis sautille, attrape des choses, en lâche d'autres, joue des mains et des pieds, et promène son regard avec une indifférence ou une assurance qui se conjuguent, s’intercalent, se subjuguent, se substituent, caressant les petites choses, les cailloux, les brindilles, les heurtoirs des portes,les graffitis des murs, les couleurs fanées,,puis quelques boutiques, ça et là,,
Il s'arrête, s'assoit sur une marche et déplace son index sur le mur à côté. Un don du ciel? c'est la pluie? la neige? la rosée? la montagne? les nuages? la lune ? le soleil? Ou bien tout cela à la fois ...? Il y pense un moment, puis repart vers un autre ailleurs , celui des petites choses riches de leur banalité....
Plus tard. IL est assis dans un fauteuil, son album de BD sur les genoux, complètement absorbé par les images et l’histoire. Sa maman est à côté. Elle le regarde, les yeux grand ouverts, un peu mouillés , scintillants. Elle le regarde, le regarde comme pour le pénétrer, ou le faire pénétrer en elle, le protéger des ailes de ses yeux...contre toute adversité,contre le vent, la brise,, contre les marrées, les petites vagues, contre un rayon de soleil...contre le temps. Elle n'arrive pas à détacher ce regard-enveloppe, plein d'espoir et de promesses. Elle finit par dire , comme à elle-même:
_ mon petit chou, tu es un don du ciel !!!!
il lève doucement la tête, absorbe ce visage maternel qui le caresse avec toute l'intensité de la tendresse, puis retourne à sa bande dessinée, sans lire, sans même admirer les photos. Il en est au-delà, de l'autre côté du livre, de l'autre côté de lui-même, ahuri, comme ravi, captivé, répétant comme un somnambule, avec un égarement intérieur: "tu es un don du ciel, tu es un don du ciel",donc le miracle , le miracle ,c 'est bien lui. il ne le savait pas.
Il relève la tête vers sa maman, comme quelqu'un qui vient de tout comprendre. Comprendre le monde, et l'au-delà, la terre , le ciel et le reste,,comprendre qu'il en fait partie,,,
Il replonge dans son album calmement, sans proférer mot, ni des lèvres, ni des cils,,ni même de la position de la tête. Il lit peut-être, ou essaie, dans un va- et- vient entre lui et lui. Il lit et relit, notre grand malade qui l'ignore.Il ne sait pas encore que sa guérison est son beau miracle,,,maintenant qu'il est sauvé, il aura le temps pour le comprendre,,,,

Naima benabdelali.

vendredi 19 août 2016

Le rêve de la marâtre de Blanche Neige

Rêve N°17
Le rêve de la marâtre de Blanche-Neige
Comme à son habitude, chaque matin, la belle reine se dirige vers son miroir fidèle et lui demande :
_ Quelle est la plus belle femme au monde ?
Le miroir ne répond pas cette fois. Elle se penche vers lui, et encore plus près, plus attentivement, n’en croyant pas ses yeux. Qu’est-ce qu’elle voit dans son miroir ? Non, non pas son reflet à elle, non, non !
Elle y voit un prince charmant, ensorcelant, tout en blanc, sur un cheval blanc, les rênes dorées flottant négligemment entre ses mains.
Quelle beauté, quelle fierté, quelle dignité souveraine, quelle distinction !!!!
Il ne faisait qu’un avec son cheval, dans l’élégance, la noblesse, la majesté et la puissance. Un vrai prince, se dit-elle, venu d’une contrée lointaine pour la ravir, l’enlever sur son destrier. Elle se sent déjà, à ses côtés sur la belle monture qui remue les pattes comme pour l’inviter au plus beau rapt de sa vie.
Elle regarde le prince attentivement, le fixant encore et encore, comme par peur qu’il se détourne ou regarde autre chose. Elle est subjuguée, fascinée. Le prince descend lentement de son cheval, avance, avance vers elle comme en dansant, en flottant, en volant ,toutes ailes dehors. Il sort du miroir et lui tend une main tendre, pleine de sollicitude et de prières.
Elle comprend d’un coup, comme par révélation soudaine, que ce n’est pas Blanche-Neige qui la préoccupe ; mais le blanc prince. Finie la rivalité. Finie la jalousie. Finis les enfantillages, Finis les concours fallacieux de beauté. Son prince est là, à sa portée ; et le voilà qui s’agenouille à ses pieds et qui délicatement dépose un baiser sur les bouts de ses doigts si effilés. C’était donc pour lui qu’elle voulait être la plus belle.
Quel enchantement, quelle extase, quel vertige, quelles voltiges. La reine est déjà au septième ciel, enveloppée du sourire tendre de son bien-aimé. Ses prunelles, écarquillées restant collées à sa personne, comme le dévorant, l’avalant. Elle voudrait bien se fondre en lui, être lui. Ses yeux étincellent, ses lèvres palpitent, se joues se chauffent,. Elle ressent son bonheur jusque dans les battements de ses cils, aux fourmillements imperceptibles de ses bouts de doigts. Son cœur est là,, bien dans sa poitrine. Elle n’en avait jamais senti la présence,,,Et c’est alors que le prince la prend par la taille, comme la sentant défaillir, un fétu de paille dans ses bras. Il la maintient, la soutient, toute légère, aérienne.
Elle s’abandonne à son sort, à son pouvoir, à sa magie ensorceleuse. Elle n’est plus que sensations et harmonie. Cette excitation interne lui est très agréable.
Elle oublie le monde, son monde banal, quotidien, ordinaire. Elle oublie ses fuites matinales vers le miroir et sa Blanche-Neige. Elle est comblée. Elle rejoint l’envol du prince et pénètre dans le miroir en sa compagnie. Il l’installe devant lui et elle savoure son rapt et sa manière de laisser flotter derrière elle sa vaporeuse robe rouge et sa chevelure qui lui sert d’ailes.
Le cheval s’agite, sursaute, se rebiffe, tape le sol, en avant, en arrière, puis se lance dans un saut vertigineux emportant sa proie vers l’inconnu du mystère, vers une mort à ce monde, de l’autre côté,, de là où on n’arrive point.
Ce voyage dans le vide dure, dure , peut-être une éternité et un peu plus,,,,la reine caresse les anges.
Elle ouvre les yeux, étend les bras, s’étire ; puis s’étire. Elle revient, et de loin. A ses côtés, elle entend son vieux roi qui ronfle, a bouche ouverte, le ventre en accordéon, abruti de satisfaction animale. Elle lui jette un coup d’œil voleur, se détourne, se lève et se dirige vers son miroir.
Naima Benabdelali

mardi 5 janvier 2016

le rêve du robot cachotier

le rêve du robot cachotier

Le rêve du robot cachotier

Le robot Sika, se réveille de bon matin. Il écarquille les yeux, active ses clignotants, se situe dans l’espace et le temps et récupère ses repères.
Il se met à réfléchir, oui, à penser méthodiquement et non automatiquement. Il pense à son rêve de la nuit. Il l’invoque, le convoque, le provoque, le plie et le déplie. Un rêve bizarre, excentrique, insolite, même pour un robot. Cela l’a perturbé jusqu’au plus profond de ses circuits intégrés.
Il essaie de revoir ce rêve en détails, de le  scruter dans les moindres méandres, pour comprendre, pour interpréter. Seulement beaucoup de recoins lui échappent. Il s’acharne à les explorer. Ils sont très significatifs et lui donneraient la clé des songes. Mais ils se rebellent.
__ On verra ça plus tard. Reprenons les grandes lignes. La structure générale du rêve. L’idée centrale. Se dit-il avec résignation et patience.
 Le problème se repose. Aussi logique, systématique, linéaire et rhizomique qu’il est, il n’arrive pas à tracer en mémoire le fil conducteur du rêve. Cela fuit de partout, se disperse, s’effiloche, se dissémine, en filaments, en branchements, en fumée, en vapeur, en étincelles, en coups de vent, en circonvolutions d’éclairs, en éparpillements de feux d’artifice, en déroute d’étincelles. Cela se creuse, s’enfonce, remonte… Bref le grand désordre de l’ordonnancement, la fin des temps robotiques, l’apocalypse informaticienne.
 Un robot sans ordre, ça n’existe pas. Sauf, peut-être dans les rêves des robots.
Qu’il n’y ai pas de point nodal, , il l’accepte, mais il lui faut au moins une trajectoire, même sinueuse, même tortueuse, même  alambiquée. Il  a beau faire mais son rêve refuse d’obéir à ses logarithmes.
 __ reprenons depuis le début.
Pas de début !!!! Pas de début !!!
 Il réfléchit !!
Puis réfléchit !!
Il fait, défait, refait ses calculs !!Rien, rien de rien, comme un caillou contre un autre caillou !!!
Il augmente ses capacités au maximum  de leur puissance, au maximum de leur vitesse, de leur  aptitude d’analyse et de synthèse. Encore rien !!! Caillou !!
 A un moment donné, il s’arrête. Jusqu’où je vais me torturer les méninges électroniques ??
__ Je dois me rendre à l’évidence. Je cesse de me mentir à moi-même. Cela n’a rien à voir avec les calculs, les logarithmes et autres machins-trucs  chers aux informaticiens chevronnés.
 Ce qu’il ne veut pas s’avouer en effet, ce n’est nullement la structure désordonnée de son message onirique mais, plutôt, son contenu. Il s’y est vu en cannibale. Au fond de lui-même, dans ce qui lui sert d’inconscient robotique, il désire avaler de la chair humaine, et surtout, surtout  du cœur humain. Un cœur, tout chaud, encore palpitant, encore vibrant de ses émotions, qu’il arracherait à sa victime et qu’il avalerait d’un seul coup. Avaler, gober des cœurs et des cœurs, encore et encore. Voilà son désir le plus cher, le plus ardent, le plus enfoui, le plus nourri dans les profondeurs de ses fils et lumières. Tous ses circuits criaient ce désir et lui , il faisait la sourde oreille interne. Il avait peur de lui-même, de sa puissance destructive, de sa vilénie, de sa trahison envers les hommes. Le rêve a tout révélé. Il se retrouve devant sa vérité. Nu. Dépouillé. Une vérité longuement désavouée, dissimulée, escamotée.
 Il en a un peu honte. S’il se mettait à réaliser ses vœux et à dévorer à droite et à gauche, que deviendrait l’humanité ? Que deviendrait la société des robots ?Ce serait une déclaration de guerre claire et nette contre la race humaine, et il ne serait certainement pas le  gagnant.
 Il réfléchit de nouveau.
Et encore un coup !!
__ Moi robot, content de mon sort, superbement intelligent, superbement lucide, superbement organisé, rapide, complet, parfait ….qu’ai-je à faire des cœurs des hommes ?Et combien de cœurs me faudrait-il  avaler pour m’imbiber des secrets  de l’humanité ?Et si le secret ne se situait pas dans les cœurs , mais ailleurs, dans le cerveau ? Dans l’ADN… S’il était encore plus diffus ???,
 Il va falloir que je révise mes mémoires, que je les décortique minutieusement, pour dénicher le code.
 Il se met au travail. Un travail long, laborieux, systématique, efficace et rapide. Un travail que seul savent exécuter les robots. Il ameute tous ses réseaux, tous ses contacts, ses amis, et abonnés. Il essaie toutes les combinaisons possibles et imaginables.
 Il y travaille encore. Il ne désespère pas de trouver la solution. Il se sait sur le chemin adéquat.
__ Car un robot qui rêve, se dit-il, est sur la bonne voie d’humanisation. Il lui faudrait juste savoir comment tomber amoureux !!!!
 Le mot est lancé !!
Il lui faudrait non seulement savoir aimer, mais également savoir qui aimer !!
__ Une humaine ?? Non !!!!! Je n’oserais jamais. !!!!
 Et le voilà qui se surprend  encore à se mentir à lui-même. Il s’est trop dit ou pas assez !!
 Il a trop de mal à se l’avouer. C’est énorme, peut-être même monstrueux. Il ferme ses clignotants qui lui servent à voir, comme s’il voulait se cacher du monde, se cacher de la lumière, de la vérité, de la vérité trop claire, celle qui aveugle, la plus gigantesque, celle qui risque de le détruire en profondeur. La vérité qui ne se dit pas, ne se  murmure même pas. Trop incestueuse, défiant toute morale de robot.
 Seulement voilà : plus il s’en cache, plus elle le pique, l’écorche, trifouille en  lui, creuse ses métaux, ses terres rares, ses plomberies et plombages, provoque ses coupe-circuit, crache ses étincelles électriques au cœur de ses ombres, le dévisage de l’intérieur.
___Eh oui !!!! Tout robot que je suis, je suis amoureux d’une femme ,toute humaine. Cette femme-là, celle qui n’arrête pas de me tripoter, de me chatouiller, de me caresser, partout, partout. Voilà ma vérité ultime. J’ai beau être un robot, je n’en suis pas moins homme !!!!
Je sais qu’un jour , je mangerai son cœur à cette intrépide, à cette provocatrice, et sera horrible !!!!!
Les humains ne le savent pas encore, mais c’est cela l’amour chez les robots, et cela ne fait que commencer !!!

Naima Benabdelali

samedi 2 janvier 2016

Qui suis-je




Je ne chante que quand je pleure.
R : une pluie très émotive.

je m’habille en vert et je fais rire? Réponse : un martien humoriste.

je passe quand tout s'arrête. Réponse : un ange.

je plane dans l'incertitude. Réponse : un doute

je suis en colère et je traverse les mers. réponse : un lion sur un bateau,,,,,,
Devinettes surréalistes

Je ramène la tête et reviens avec le tronc
Un fonctionnaire qui se promène sur l’avenue Med V

On me bricole avec des filets d’air.
R : le mensonge

Un casse-tête qui habite ta cervelle
R : le labyrinthe

Je ne reconnais que ceux qui me regardent.
R : le miroir



Je suis le double des eaux, et je me baigne comme un oiseau.
R : L’ombre d’un nuage sur la mer.

Je suis né d’un arbre et je reflète le marbre.
R : un miroir en bois

Je suis  l’immaculé habitant du ciel et ils m’écrasent avec leurs engins industriels.
R : un nuage dans une flaque d’eau.

Je suis tout petit, mais je fais le poids face à cinquante.
R : Un gros professeur nain.

Qu’est-ce qui marche quand il nage et nage quand il marche ?
R : un moustique boiteux

Que fait une libellule pour retrouver ses ailes ?
R : elle se fait coudre, sur le dos, la cape de superman.

A quoi pense un moustique dans ses fantasmes ?
R : au bel acteur qui va le représenter dans le prochain film de Vampire.

Que fait une grenouille lorsqu’elle voit une autre grenouille de l’autre côté de la route ?
R : Elle pense qu’elle a déjà traversé.

Qui est-ce qui porte deux bagues de mariage ?
R : un gaucher des deux mains

Qu’est-ce qui est lumineux et qui discute entre droite et gauche ?
R : une assemblée de vieux lampadaires.

Qui est-ce qui est blanc et qui tombe du ciel comme de la neige ?
R : une autre neige.

Qui est-ce qui a une pipe et qui l’allume ?
R : le commissaire Maigret.
Et qui a une pipe et qui ne l’allume pas ?
R : Maigret, dans une autre scène.

Qui est-ce qui est rond, brillant et qui a un trou à l’extérieur ?
R : une perle qui se prend pour un judas.

Qu’est-ce qui est éphémère et qui plane dans l’air ?
R : un essaim de papier monnaie.

Je traine, je traine et si on me palpe je saigne ?
R : un stylo rouge.

Je ressemble à un barbu sauf que je n’ai pas  de barbe.
R : un chauve à l’intérieur du crâne.

Je suis l’homme le plus riche de ma cité et je m’habille de frivolités
R : Un  clown qui délire.

Quel est l’animal à qui on dit saute en tapant le sol et qui ne saute pas ?
R : Une grenouille dans l’eau.

Qu’est-ce qui ressemble à une cuvette et se promène sur la tête ?
R : un chapeau étourdi.

Qu’est-ce qui n’a pas de cheveux et qui brille au soleil ?
R : une boule de métal chauve.

Qui est-ce qui tourne en rond lorsqu’il monte et descend ?
R : un ascenseur souffrant de vertige.

Que fait un cendrier quand on lui tire dessus ?
R : Il se fait des cendres.

Je suis un animal transhumant qui suce en dormant ?
R : un moustique somnambule.